Femme exploitée,
par la nature de l'homme qui lui-même en retour
en subit les effets.
Il pense que son bonheur ne peut être autrement
que lié à l'argent,
pour pouvoir posséder et jouir du verbe avoir.
Tu lui ressembles aussi,
car n'es-tu pas son double ?
Mais tu dépends de lui et es à sa merci.
Il prend la meilleure part et a sû s'octroyer
tous les abus sur toi,
corvéable à son souhait,dont il sait profiter.
Le combat que tu mènes
pour t'en émanciper ne fait que commencer.
Il sera rude et long.
Le pouvoir de l'argent qui passe entre tes mains
se compte au bout des doigts.
Le magot est ailleurs.
L'argent,qui doit être protégé,
encadré par la loi qui punit le voleur
mais affranchi le vol
ou la cupidité,l'homme en fait son credo.
L'argent,érigé en système
vieux comme le monde,
perverti par avance
car on ne prête qu'aux riches,
suscitant l'ambition
de ceux qui, prolétaires,
n'ont pour seule vertu que celle du travail
comme contrepartie.
Une vertu bien fragile vu que l'homme travaille
parcequ'il y est obligé.
Et s'il peut s'enrichirsans y avoir recours
ou en partie seulement,
les autres y pourvoyant par tacite consentement
et tout à leurs dépens,
il ne fait aucun doute qu'il sautera sur l'aubaine
pour rejoindre le Club
de ceux qui sont nantis.
Cette grande famille qui du Palais Brongniart
en a fait son Q.G.
d'où elle gagne sa vie au cours de son sommeil,
pendant que d'autres triment
pour qu'il en soit ainsi.
L'argent, toujours l'argent.
C'est le propre de l'homme dans l'aspect très primaire
de sa dualité,où l'âme est en exil
et l'ego dominant.
L'argent devenu roi,n'est plus depuis longtemps
juste contrepartie
du travail accompli.
Il est la perversion du système qu'il génère,
où les plus malchanceux
en seront les exclus ou les laissés pour compte,
bons pour l'A.N.P.E.
Convoité à l'extrème,
il attise l'appétit du plus anorexique,
et c'est alors la course
sans tabous, sans limites.
C'est la course aux profits,
au profit maximum,destructeur et sans fin.
Ainsi va notre monde
tel qu'il est devenu.
Chacun appréciera.....
Mais,prendre conscience, enfin,
est le dernier salut,
pour une solution nulle part entrevue.
Non celle du communisme
en faisant table rase au profit de l'Etat,
mais un autre système
où après table rase,
une appropriation
entièrement collective de toute l'économie,
du moins cotée en Bourse,
permettrait à chacun
de profiter pleinement
du fruit de son travail,
selon ses compétences
et selon ses mérites.
Ainsi éliminé,l'oisif indésirable,
irait loger ailleurs.
La copropriété des moyens de production
tout comme ceux d'échange
et surtout des profits,serait instituée.
La hiérarchie réelle,
selon les aptitudes.
L'Etat ne serait plus,
dans sa forme actuelle,mais dès lors limité
en Administration
pour gérer le pays
et ses besoins multiples,et non le gestionnaire
d'un système cupide.
Ce n'est pas plein de joie
qu'il me vient cette idée,
sachant que mes amis,
mes frères et beaucoup d'autres
s'en trouveraient spoliés,
mais par nécessité
qui se veut Historique
et n'ayant qu'un seul but :
sauver l'humanité.
Ce nouveau genre humain
aurait pour avantage
de libérer la Femme de son long esclavage.
Et son égalité
en droits comme en devoirs
avec son compagnon,
ne serait plus un mythe
mais une réalité.
Tu aurais tout gagné
à vouloir tout changer,
une autre destinée
et la vraie parité.
Pardonne-moi seulement
de t'avoir fait rêver,
si tu es concernée
et si, sait-on jamais,
tu as pu m'approuver.
Le droit que tu mérites
à être reconnue
doit-il être abordé
dans un sens politique
ou bien philosophique ?
Voilà la grande Question !
Pourquoi pas l'un et l'autre,
les deux faisant appel
à la sagesse de l'homme,
à plus d'humanité,
et à sa volonté
de bannir l'égoïsme.
Est-il donc incapable
de découvrir vraiment
le sens de la justice
et de l'humilité ?
Il a fait des progrès
dans son évolution
dont tu peux profiter,
mais doit continuer
jusqu'à ce qu'un jour, enfin,
tu ne sois plus jamais,
plus jamais exploitée.
Et lui non plus, d'ailleurs !.....